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Vous êtes concernés par la maladie ou le handicap,
le service Écoute - Conseil de l’OCH répond à vos questions.

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de questions et leurs réponses.

Si vous souhaitez poser une question, cliquez ici,

N'hésitez pas à nous appeler au 01 53 69 44 30

  • les lundi, mercredi, jeudi de 9h à 13h et de 14h à 18h,
  • le mardi de 14h à 18h
  • et le vendredi de 9h à 13h et de 14h à 17h.

  • Eric : Mettre mon fils sous curatelle (que je peux assurer), lui retirerait-il de l’autonomie ?

    La curatelle est une assistance, non une représentation. Vous pouvez associer votre fils à ce que vous faites. La curatelle est une mesure de protection pour tout majeur qui, sans être hors d’état d’agir lui-même, a besoin d’être conseillé ou contrôlé dans certains actes de la vie civile. Vous souhaitez mettre votre fils hors de danger concernant la gestion de son patrimoine, expliquez-lui !

    Que cette curatelle soit une protection passagère, un temps d’apprentissage (prise de conscience de l’argent, gestion d’un compte) ou une protection à long terme, vous pourrez toujours la remettre en question en fonction de l’évolution de votre fils et de vos relations. La curatelle est une mesure toujours provisoire et sa modification peut être demandée au juge par la personne protégée comme par le curateur si cette modification est justifiée par l’évolution de l’état de santé de la personne fragile. Avec une curatelle simple, votre fils restera autonome pour effectuer un certain nombre de démarches.

    L’autonomie ne veut pas dire être capable de tout faire seul. Il me semble qu’être autonome, c’est savoir reconnaître là où j’ai besoin d’aide et savoir à qui demander de l’aide. Pour la gestion de son argent, sans doute que votre fils a besoin d’aide. Dites-lui comment vous souhaitez le conseiller. Profitez de cette mise sous curatelle pour regarder avec lui les domaines dans lesquels il peut se débrouiller seul, ceux dans lesquels il progresse, et ceux pour lesquels une aide de proximité est nécessaire.

    C’est en l’encourageant, en reconnaissant ses progrès et en lui témoignant votre confiance que vous le mettez sur le chemin de l’autonomie. Se sachant en sécurité sur le plan financier, il peut développer ses talents dans un autre domaine.

    Si vous souhaitez en savoir plus sur les différentes curatelles (simple, renforcée ou aménagée), n’hésitez pas à contacter notre service Ecoute-Conseil.

     

  • MarieK : Comment vivre les temps festifs (anniversaire, fêtes religieuses futures …) alors que pour certains, nous sommes encore confinés ? Le confinement limite nos élans.

    Pour répondre à cette question, notre équipe « Ecoute & Conseil » souhaite vous partager les témoignages ou expériences dont elle a été témoin lors d’échanges téléphoniques.

    • Alors que je ne souhaitais pas fêter mon anniversaire sans ma fille handicapée confinée dans sa MAS, mes deux autres enfants ont pris la décision de me fêter quand même : dès le matin, je me suis sentie la reine du jour. Pas de cuisine, gâteau fait maison, mots doux, échange téléphonique avec ma fille confinée qui a profité aussi de cette ambiance festive car musicale. Je me souviendrai de ce moment.
       
    • Pour Pâques, nous étions tous séparés. Mes enfants étaient chacun en famille. Mon mari handicapé et moi, seuls dans notre appartement rennais alors que nous devions les rejoindre. J’ai préparé un bon déjeuner, mis une nappe dans la salle à manger pour quitter la cuisine. Dans chaque famille, nos petits-enfants ont peint des énormes œufs sur des grandes feuilles qu’ils ont pris en photo pour nous les envoyer. Mon mari et moi étions heureux de recevoir toutes ces photos. Cela a été notre façon de vivre notre chasse aux œufs.
       
    • Pour l’anniversaire de notre ado trisomique, sensible à la musique, avec ses deux sœurs, nous avons organisé une soirée. Nous nous sommes tous habillés comme pour aller à une soirée dansante : costume, robe, nœud papillon. Nous avons préparé un buffet. Et nous avons dansé de 20h à 23h. Nous n’étions que 5 mais quelle fête !
       
    • Ma fille a fêté son anniversaire dans son centre, confinée dans sa chambre. Cela me rendait triste. Amis, cousins, sœurs lui ont souhaité son anniversaire en envoyant une vidéo d’eux. Chacun a fait preuve de beaucoup d’imagination. Je ne pensais pas que tant de personnes répondraient à cette idée. Cela a mis beaucoup de joie dans le centre de ma fille qui a partagé les vidéos avec certains résidents.
       
    • Une amie célibataire et handicapée physique a vécu difficilement ce confinement. Avec quelques amies, pour rendre le weekend festif, nous lui avons proposé un concours de gâteaux à plusieurs reprises : mille feuille, pavlova, tarte aux fruits. Chacun préparait son gâteau, le photographiait et l’envoyait aux 5 participants. Nous votions pour le plus beau. Cela nous a mis dans une communion fraternelle. Nous allons continuer.
       
    • Pour l’anniversaire de notre papa âgé et seul, nous lui avons donné rendez-vous sur Zoom. Nous pouvions tous nous voir. Certains s’étaient déguisés, d’autres avait préparé un gâteau avec des bougies, d’autres un discours. Ce fut un bon moment de partage et de rires. Plusieurs jours après, mon père en parlait encore avec joie.
       
    • Je vis seule et j’ai des difficultés psychiques. Pour le premier mai, surprise, j’ai reçu (le 4 mai) un muguet séché avec un petit mot de soutien dans une enveloppe. Ma sœur avait pensé à moi. Elle m’écrit peu. Quel plaisir de trouver un courrier que l’on peut garder.

    Ces témoignages nous ont réjouis. Merci de nous les avoir partagé. Garder l’esprit festif, s’y encourager nous donne personnellement de la joie et nos proches en profitent !

  • Isabelle : Comment habiter ce temps de confinement alors que je suis seule chez moi ?

    Dans ce contexte nouveau et si particulier, qui peut nous faire passer par des émotions et pensées très contrastées, cette question est bien légitime. Que vous soyez ou non arrêtée dans une activité professionnelle, ce confinement vous fait probablement ressentir un isolement inhabituel. Il vient chambouler votre façon de vivre votre quotidien (sorties limitées à l’essentiel voire impossibles, arrêt de la plupart des visites ...) et d’être en lien avec d’autres. Voici plusieurs pistes pour vivre au mieux cette période :

    Tout d’abord, pour garder une bonne hygiène mentale et de vie dans la durée il peut être bon de fixer des routines qui vont jalonner votre quotidien. Elles vous donneront un rythme et vous aideront à vous sentir dans une dynamique (réveil à heure fixe, objectifs et organisation définis en début de journée). Vous pouvez aussi décider comment vous allez prendre soin de vous :

    · Spirituellement (en tenant un journal, en prenant un temps de prière ou de méditation quotidien, en contemplant tout simplement, de là où vous êtes, la nature qui continue de vivre et d’évoluer)

    · Physiquement (en veillant à votre équilibre alimentaire, à votre sommeil et en adoptant des exercices physiques qui vous conviennent, même petits)

    · Intellectuellement (par des lectures, musiques, films choisis, en démarrant ou poursuivant un apprentissage si vous avez la possibilité de le faire via internet par exemple)

    Si le stress ou l’angoisse sont particulièrement présents, prenez le temps de reconnaître l’émotion qui vous habite, plutôt que de chercher à l’enfouir ou la changer. C’est le 1erpas pour mieux la gérer. Vous n’avez pas choisi cette émotion désagréable, en revanche vous pouvez décider de ce que vous allez en faire pour qu’elle ne prenne pas toute la place. Pour cela, vous pouvez simplement prendre conscience de l’environnement qui vous entoure, avec vos sens (vue, odeur, sons, toucher) et choisir une activité qui vous est agréable pour vous aider à changer d’état.

    Peut-être êtes-vous aussi assaillie d’informations dont l’accumulation ou la tonalité est anxiogène : dans ce cas, décidez d’un temps pour vous informer dans la journée et du canal que vous allez utiliser pour ne pas être dépassée.

    Enfin, « il n’est pas bon que l’homme soit seul », alors repérez dans votre réseau ou parmi les services d’écoute existants (et ils sont nombreux), les contacts qui « vous font du bien » et que vous pouvez appeler pour prendre des nouvelles ou pour demander un soutien. N’hésitez pas à appeler le service Ecoute et Conseil pour vous aider dans ce sens (OCH: 07 62 98 90 44)

  • Nora : Ma voisine aime me parler. Elle guette mes allers et venues pour saisir des occasions de rencontres. Elle revient d’un séjour à l’hôpital psychiatrique. Dans quelle mesure, je peux mettre des limites sans casser la confiance qu’elle me fait ?

    Nourrir la confiance n’empêche pas de mettre un cadre. Il me semble que si votre écoute occasionnelle est bonne, la confiance grandira. Créez les conditions pour que cette écoute soit de qualité (disponibilité, lieux chaleureux …), et peut-être que vous pouvez faire de vos écoutes impromptues, des écoutes planifiées : permettez-vous de reporter à plus tard une écoute qui commence sur le palier de votre porte. Ne valorisez pas son mode impulsif. Dans l’attente d’un véritable échange, vous développerez en elle, sa capacité à choisir ce qu’elle va vous partager. Vous allez l’aider à parler de choses importantes et d’ailleurs vous pouvez parfois lui demander : « dans tout ce que vous me dites, qu’est-ce qu’il y a de plus important pour vous ? ».

    Si elle a tant besoin de vous parler, c’est sans doute qu’elle se confie à peu de personnes et pourtant, on peut espérer que vous n’allez pas rester la seule personne en lien avec elle. N’hésitez pas à lui poser quelques questions qui l’inviteraient à sortir de chez elle et à développer son réseau social : qu’est-ce qu’elle aime ? A quelles activités elle a déjà participé ? Quels sont ses liens avec la paroisse ou à quelle spiritualité est-elle sensible ? A-t-elle pensé à un bénévolat ?

    La confiance peut se nourrir de réciprocité. Avez-vous confiance en elle ? Quel acte de confiance pouvez-vous lui faire ? Celui de croire en elle ? Mettre des limites raisonnables à une personne, c’est croire en elle, en sa capacité à évoluer, et croire qu’elle peut respecter vos propres limites.