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Vous êtes concernés par la maladie ou le handicap,
le service Écoute - Conseil de l’OCH répond à vos questions.

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de questions et leurs réponses.

Si vous souhaitez poser une question, cliquez ici,

N'hésitez pas à nous appeler au 01 53 69 44 30

  • les lundi, mercredi, jeudi de 9h à 13h et de 14h à 18h,
  • le mardi de 14h à 18h
  • et le vendredi de 9h à 13h et de 14h à 17h.

  • Liliane : Mon fils est suivi par le CMP de son quartier. Il n’y va plus. Il va mal. Que faire ?

    Le CMP est le lieu de soin de votre fils, peut-être aussi y fait-il quelques activités. A quoi votre fils n’est-il plus fidèle ? Les rendez-vous avec le médecin psychiatre n’ont pas la même importance que la participation aux activités même si ce désinvestissement montre que votre fils prend moins soin de lui ou qu’il remet en question son projet de vie. Vous pouvez interpeller le CMP si vous pensez que la santé de votre fils se dégrade et inviter votre fils à revisiter son projet avec son psychiatre.

    Aller au CMP, c’est reconnaitre qu’on a besoin d’aide. C’est aussi rencontrer d’autres personnes en difficulté. Pas facile ! Une personne proche de lui, de confiance, peut-il lui parler de l’importance de ce lien à la fois social et médical, l’encourager et lui pointer les progrès qu’il fait quand il va au CMP ?

    Le CMP propose un suivi avec les personnes, ce suivi peut éviter une hospitalisation mais si vous pensez votre fils en danger, vous pouvez prévenir l’hôpital de son secteur et demander une hospitalisation. La psychiatrie souhaite que les personnes malades soient le plus possibles responsables de leur vie, actives dans leur projet de soin et qu’elles restent au plus près de leur vie sociale. Cela peut avoir des limites. Ne vous empêchez pas de parler de vos inquiétudes quant à la santé de votre fils aux personnes qui le soignent. 

  • Pierre : Pensez-vous que mon fils, 13 ans, handicapé mental a vraiment conscience de son handicap ? Comment lui en parler ? je n’y arrive pas.

    Difficile de généraliser. Il me semble que, le plus souvent, les personnes handicapées mentales ont une conscience de leur handicap et de leurs difficultés. Certaines peuvent en parler avec beaucoup de maturité.

    Parler du handicap n’est pas blessant et ne rend pas le handicap plus présent. Parler du handicap à la personne concernée, c’est raconter son histoire, d’où elle vient, le chemin qu’elle a parcouru, les professionnels qu’elle a rencontrés, les questions que vous vous êtes posées …

    Parler du handicap peut permettre des ajustements dans les relations et dans l’éducation, apaiser la personne concernée. Mais si vous vous posez la question, c’est sans doute que vous êtes convaincu de l’importance !

    Quand vous dites que vous n’arrivez pas à en parler, quelles difficultés rencontrez-vous ? Quelles peurs vous traversent ? Qu’est ce qui vous donnerait de l’élan, de l’audace ou de la sécurité ? N’hésitez pas à demander l’aide d’un tiers qui s’adressera à lui avec vous. Il sera là pour faire circuler la parole, pour faire émerger les questions, pour apaiser les émotions bien normales.

    Peut-être que vous avez repéré des occasions ou des moyens plus propices aux échanges avec votre fils : pendant une marche ensemble, au cours d’un jeu … ou à la suite de la lecture d’un livre ou du visionnage d’un film qui aborde la question des différences … ou encore en  regardant les albums de photos de famille. Là encore une histoire peut se dire et être reprise. N’ayez pas peur de vous tromper ou de ne pas être compris, c’est en plusieurs fois que les mots vont venir.

    Si vous souhaitez vous enrichir de l’expérience de d’autres pères, pensez aux rando des papas (le 5 octobre prochain) organisé par l’OCH ou au WE des pères !  

     

  • Fabienne : Je suis éducatrice dans une institution laïque, un de nos résidents est dans une forte demande spirituelle. Il a reçu une éducation chrétienne. Comment l’accompagner ?

    Merci de vous préoccuper de la demande de ce résident. Dans quelle mesure est-il capable de préciser ce qu’il recherche ?

    Voici quelques pistes, prenez celles qui vous semblent ajustées à sa demande et aux capacités de l’institution.

    Nourrir sa vie spirituelle, c’est nourrir sa relation à Dieu. La prière, l’accès aux sacrements, la lecture de la parole de Dieu, la rencontre entre chrétiens peuvent nourrir cette vie spirituelle. Si l’institution ne peut offrir ces différentes possibilités, est-ce que des bénévoles peuvent prendre le relais à l’extérieur de l’institution, en accompagnant ce jeune à un groupe de prière, en lui permettant de faire partie d’une association comme « foi et lumière », en l’emmenant à la messe ou à l’adoration…

    Il me semble important que ce résident rencontre d’autres chrétiens pour partager sa foi et en témoigner.

    Pourrait-il apprécier de vivre un pèlerinage ? L’ABIIF (Association des Brancardiers et Infirmiers d’Ile de France) organise par exemple chaque année un pèlerinage à Lourdes. Les fruits d’un évènement festif comme celui-ci peuvent être nombreux, s’étaler dans le temps et fortifier une vie spirituelle.

    A l’intérieur de l’institution, ce résident peut-il avoir des moments de silence dans sa chambre, devant une icône par exemple pour être à l’écoute de Dieu ? Ou rencontrer un laïc ou un prêtre pour échanger ou lire la bible ?

    Permettez à ce résident d’avoir des rendez-vous réguliers pour que sa foi reste vivante et n'hésitez pas à vous rapprocher de la pastorale de la santé de votre diocèse qui pourrait avoir des idées à vous partager.

     

  • Evelyne : Notre fille de 25 ans a un handicap léger. Elle est amoureuse d’un garçon que nous ne connaissons pas et qui a 10 ans de plus qu’elle, qui travaille et n’a pas de handicap. Ils se rencontrent régulièrement, mais nous sommes soucieux de cette situation et souhaiterions que notre fille arrête cette relation qui nous parait sans issue…

    Votre fille est une jeune femme aujourd’hui, désireuse de vivre une vie affective comme beaucoup de jeunes femmes de son âge. Dans votre souhait que cette relation s’arrête, je peux entendre deux choses : l’une qui peut être l’inquiétude d’une vie de couple pour votre fille, vu sa fragilité, et l’autre que cet homme profite de la vulnérabilité de votre fille …

    Pour le premier point, sans doute avez-vous eu l’occasion d’aborder ce sujet de la vie affective et sexuelle avec elle (et notamment les sujets de son identité féminine, de ses attentes, de sa différence), peut-être serait-il judicieux qu’elle soit accompagnée par une psychologue ou une conseillère conjugale pour l’aider dans la compréhension de ce qu’elle vit … ?

    Pour le deuxième point, il me semble important que vous puissiez rencontrer cet ami, afin de vous faire une idée de ce qu’il recherche auprès de votre fille. Est-ce juste une amitié de son côté ? A-t-il des sentiments plus profonds pour elle ? Et si jamais cette relation n’est pas très saine, il sera nécessaire que votre fille en prenne conscience… avant que cela ne soit trop douloureux pour elle.

     Peut-être que la Conseillère Conjugale pourrait aussi les recevoir ensemble si cela semble pertinent. Un intervenant extérieur est parfois bien précieux dans l’accompagnement de ce sujet. N’hésitez pas à l’inciter à voir un professionnel !