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Vous êtes concernés par la maladie ou le handicap,
le service Écoute - Conseil de l’OCH répond à vos questions.

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de questions et leurs réponses.

Si vous souhaitez poser une question, cliquez ici,

N'hésitez pas à nous appeler au 01 53 69 44 30

  • les lundi, mercredi, jeudi de 9h à 13h et de 14h à 18h,
  • le mardi de 14h à 18h
  • et le vendredi de 9h à 13h et de 14h à 17h.

  • Pascale: Mes parents sont d’un grand soutien pour moi. Ils comprennent ma dépression. Je vis chez eux à Paris mais ils vieillissent. Je suis inquiète pour l’avenir.

    A travers ces quelques mots, vous dites vos besoins de soutien, de compréhension, de sécurité et d’amour. Quelles sont vos inquiétudes ? De vivre seule ? De ne plus avoir le regard de bienveillance de vos parents ? De ne pas vous sentir comprise ? De vous trouver devant des difficultés insurmontables ?  N’hésitez pas à rencontrer une personne de notre service « Ecoute-conseil » pour y voir plus clair. 

    Avez-vous déjà rencontré des personnes bienveillantes ? Connaissez-vous des lieux où vous vous sentez bien ? Il me semble important que vous puissiez faire des expériences en dehors du contexte familial où vous vous sentiriez bien accueillie. Ces expériences seront des appuis pour construire l’avenir.

    La famille est un lieu privilégié de soutien, il n’est pas le seul. Fréquenter un groupe d’entraide mutuel, une aumônerie, une paroisse met en lien…travaillez-vous ? N’attendez pas que vos parents disparaissent pour créer un réseau d’amitié. Paris est une grande ville, impersonnelle, mais qui offre la possibilité de se mettre en lien. Vous êtes invitée au café-rencontre de l’OCH par exemple. Il existe aussi des petites communautés accueillantes pour une soirée, un dimanche, un temps de ressourcement...

    Nous sommes invités à quitter nos parents pour répondre à notre vocation et à construire notre vie ce qui ne veut pas dire couper tous les liens avec nos parents. Je vous invite à être créative, à être pleinement vivante. L’OCH peut vous aider à construire ce chemin de vie.  

  • Samuel: Je suis kiné. Je suis désarmé par le besoin d’écoute de mes patients.

    Vous exercez un métier de soins, de soins manuels, de soins sur des personnes qui souffrent dans leur corps. Vous êtes au contact avec la personne dans une certaine part de son intimité. Il y a donc une confiance donnée d’emblée par celui qui vient vous voir. Et s’il vous fait confiance pour soulager les maux du corps, il est presque inévitable qu’il ressente aussi  de la confiance pour soulager les maux du coeur. Le lien entre les deux est réel.

    La personne humaine n’est pas que corps ou que cœur, elle est un tout. En accueillant chacun de vos patients vous leur offrez de fait cette possibilité d’expression. Montrer son corps vulnérable est une mise à nu physique qui peut simplifier le passage à la mise à nu du cœur. Peu de lieux permettent de déposer les souffrances, d’exprimer ce qui est dans le cœur.

    La souffrance, les soucis des uns et des autres n’intéressent pas vraiment. A moins d’être en présence d’une personne ouverte et compatissante ils font plutôt fuir ! Alors si cela ne vous perturbe pas dans votre travail de soin, acceptez d’être cette personne, accueillez ces flots de paroles comme ils vous sont offerts. Cela est déjà une grande source de bienfait pour celui qui les dit. Ne cherchez pas forcément à apporter des solutions, votre écoute sera déjà une première réponse bienfaisante. Si cela vous semble trop lourd à porter, pas ajusté, invitez la personne à se tourner vers un autre professionnel. Et n’hésitez pas non plus pour vous-mêmes à prendre conseil en téléphonant, par exemple, à l’équipe Ecoute-Conseil de l’OCH.

     

  • Manuella : Mon mari me reproche d’être plus disponible pour mon fils handicapé de 5 ans que pour lui, mais lui ne s’investit pas du tout auprès de notre fils.

    L’arrivée du handicap dans une famille bouscule la vie de chacun des membres. Certains parents parlent de tsunami ! Les deux membres du couple vont devoir parcourir un chemin fait de révolte, de déni, d’acceptation, de tristesse, de déception, de confiance … chacun va avancer à son rythme, les deux parents peuvent se sentir alors déphasé. Ne laissez pas s’installer d’incompréhensions, elles génèrent des tensions. Partagez vos émotions et là où vous en êtes.

    Votre mari pose la question du lien conjugal alors que vous vous interrogez sur le lien père-fils. Votre mari vous dit son désir de construire votre vie de couple et pense sans doute que votre fils dont les besoins sont grands ne vous laisse pas de temps pour lui. Vous pouvez lui exprimer votre souhait qu’il s’investisse auprès de votre fils, votre souhait qu’il collabore et chercher ensemble ce dont votre couple a besoin.

    L’enfant handicapé accapare (soin, thérapie, besoins affectifs…) et ce n’est pas rare que la maman s’investisse beaucoup dans cette nouvelle organisation. Elle n’a pas toujours le choix. Cependant, l’enfant handicapé n’est pas forcément un frein à une belle relation conjugale ou familiale. Afin que chacun des membres de la famille puissent trouver un certain équilibre, le dialogue, l’écoute, la créativité vont devoir trouver une place dans le quotidien.

    Ce reproche vous blesse sans doute parce que votre mari ne prend pas assez sa part dans la vie de votre fils. Pouvez-vous dire à votre mari combien ce reproche vous blesse puis écouter son besoin d’amour ? Partagez aussi le vôtre et la façon dont vous aimez être aimée. Dans un couple, alors que l’un a besoin de moments de qualité à deux, l’autre attend qu’on lui rende service… ce sont des langages d’amour bien légitimes. (cf Gary Chapman).

    Ne restez pas seule avec ce constat. Je vous invite à venir échanger avec d’autres mamans lors d’une journée des mamans organisée par l’OCH. Venez prendre soin de vous ! et par ricochet de votre couple et de votre enfant.

    Journées OCH à Versailles, Lille, Dijon, Bordeaux, Lyon, Nantes, Paris, Toulouse et Colmar.

  • Virginie: Une amie a trois enfants dont deux sont handicapés. Ses enfants ont le même âge que les miens. Je suis mal à l’aise quand on partage des nouvelles. Ma vie semble tellement plus facile. Comment ne pas la blesser ?

    La bienveillance et la délicatesse sont de belles qualités. Ne les perdez pas ! La fidélité dans une amitié est riche. Elle se construit dans la confiance et dans la vérité. Il me semble que ce ne serait pas juste que vous vous empêchiez de partager ce que vous vivez avec votre famille ou de dire votre joie dans le seul but de protéger votre amie. Votre amie pourrait même être blessée de sentir vos freins. Ne partager que vos soucis ne l’aidera pas à aller mieux. Mais partager ce qui vous réjouit, ce qui vous questionne, vos projets, vos « petites peines" est source de vie. C’est bien ce qu’on peut attendre d’une amie…qu’elle ose se dire.

    Quand vous prenez des nouvelles, « ne tournez pas le fer dans la plaie », n'appuyez pas ou cela fait mal, mais demandez avec simplicité comment votre amie se porte.

    Comment accueillez-vous les nouvelles de votre amie ? Lorsque nous sommes en contact avec des personnes en souffrance, notre difficulté à demander des nouvelles est parfois le signe de notre propre crainte face au handicap ou la peur d’être submergé par des émotions. En prendre conscience peut aider à les surpasser.

    La vie de votre amie et la vôtre ne se réduisent pas à votre rôle de mère, vous êtes aussi épouse, femme, vivant dans une société, dans une communauté, dans une famille élargie… Pouvez-vous y puiser des sujets de discussion sans pour autant éviter ce qui vous anime au moment de la rencontre ?

    Que ce malaise ne vous coupe pas de la relation, osez, accueillez avec simplicité ce que vous ressentez, écoutez ce qui se dit et faites confiance à cette belle amitié.

  • Ferdinand : J’ai 13 ans, je suis trisomique, j’aime beaucoup servir la messe. Est-ce que je pourrai devenir prêtre ?

    Quelle joie de te savoir engagé dans l’Eglise. Je me permets de te tutoyer car tu es très jeune. L'église a besoin de fidèles comme toi, qui la servent et qui par leur engagement aident l’ensemble de la communauté à prier. Servant de messe est un beau service. Depuis combien de temps l’es-tu ? Est-ce que sur ta paroisse, il y a une formation proposée pour tous les servants de messe avec une progression. Tu as encore beaucoup à apprendre avant de devenir prêtre. Dans ce service d'autel, tu vas comprendre la signification des gestes du prêtre et participer à la beauté de la liturgie. 

    Les prêtres ont répondu à un appel spécifique. Pour le devenir, ils ont fait des longues études et discerné (réfléchi) avec une personne formée. Est-ce que tu pourrais rencontrer une personne, un aumônier (prêtre, diacre, laïc) de manière régulière pour réfléchir à cette idée ?

    Tu me dis que tu es trisomique. Est-ce que tu sais ce que cela veut dire ? Est-ce que ton handicap peut te mettre en difficulté ? Peut-être que ces difficultés peuvent être un frein pour devenir prêtre. Le prêtre répond à une vocation particulière et difficile. Tu as des talents que tu peux continuer à mettre au service de l’Eglise. Garde dans ton cœur ta question, réponds à ta première vocation (aimer les autres et être aimer par les autres), demande à une personne de t’accompagner sur ton chemin de Foi, et continue à bien grandir tout en servant l’église. Elle a besoin de toi. Je prie pour toi, peux-tu prier pour l’OCH ?