Usée par le handicap de mon père

Elena : Le très lourd handicap de mon père a puisé toute l’énergie de ma mère, et aussi la mienne. J’ai le sentiment d’être devenue adulte trop tôt et d’être déjà fatiguée et usée.

Chère Elena, derrière votre fatigue et votre usure prématurées, j’entends comme une colère sourde.

La colère de n’avoir peut-être pas eu le choix mais d’avoir été privée d’une enfance légère.

La colère d’avoir accepté de vous donner sans discuter certes mais d’être allée au-delà de ce que vous pouviez faire par amour filial.

Vous souffrez de la situation de vos parents et comme tout enfant vous aimeriez pouvoir vous appuyer sur eux au lieu de l’inverse. Cela est légitime. Ne craignez pas de l’exprimer.

Cela ne vous empêche pas non plus d’être consciente de la souffrance de chacun d’eux dans ce qu’ils vivent que ce soit dans l’acceptation du handicap ou dans le service à l’autre.

Ils vivent de leur mieux dans un don choisi l’un envers l’autre.

Alors que de votre côté ce don de vous-mêmes est parfois ressenti comme un poids, une injustice, une obligation.

Mettre des mots sur ce que vous vivez est important.

Echanger avec d’autres peut aider à se sentir moins seule.

Pour cela vous pouvez rejoindre le 18 novembre prochain sur Paris le groupe des personnes ayant grandi avec un parent handicapé.

Ce sera une journée de topos, d’ateliers, de temps de réflexions etc...

Vous pouvez aussi prendre contact directement avec l’équipe Ecoute-Conseil pour en parler.

Pour plus de renseignements n’hésitez pas à appeler l’OCH au 01 53 69 44 30