Quel avenir sans parents quand la dépression est là

Pascale: Mes parents sont d’un grand soutien pour moi. Ils comprennent ma dépression. Je vis chez eux à Paris mais ils vieillissent. Je suis inquiète pour l’avenir.

A travers ces quelques mots, vous dites vos besoins de soutien, de compréhension, de sécurité et d’amour. Quelles sont vos inquiétudes ? De vivre seule ? De ne plus avoir le regard de bienveillance de vos parents ? De ne pas vous sentir comprise ? De vous trouver devant des difficultés insurmontables ?  N’hésitez pas à rencontrer une personne de notre service « Ecoute-conseil » pour y voir plus clair. 

Avez-vous déjà rencontré des personnes bienveillantes ? Connaissez-vous des lieux où vous vous sentez bien ? Il me semble important que vous puissiez faire des expériences en dehors du contexte familial où vous vous sentiriez bien accueillie. Ces expériences seront des appuis pour construire l’avenir.

La famille est un lieu privilégié de soutien, il n’est pas le seul. Fréquenter un groupe d’entraide mutuel, une aumônerie, une paroisse met en lien…travaillez-vous ? N’attendez pas que vos parents disparaissent pour créer un réseau d’amitié. Paris est une grande ville, impersonnelle, mais qui offre la possibilité de se mettre en lien. Vous êtes invitée au café-rencontre de l’OCH par exemple. Il existe aussi des petites communautés accueillantes pour une soirée, un dimanche, un temps de ressourcement...

Nous sommes invités à quitter nos parents pour répondre à notre vocation et à construire notre vie ce qui ne veut pas dire couper tous les liens avec nos parents. Je vous invite à être créative, à être pleinement vivante. L’OCH peut vous aider à construire ce chemin de vie.