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Quand le droit à la vie devient droit à la mort

"Il faut aider les personnes handicapées après leur naissance, mais ça ne veut pas dire que nous devons accepter de laisser en vie un fœtus atteint d’un handicap ". Un représentant du Comité des droits de l’homme des Nations Unies a prononcé ces mots si violents à l’endroit des personnes handicapées.

Ce comité se réunissait début novembre pour donner son interprétation du droit à la vie, inscrit dans le Pacte des droits civils et politiques, qui énonce que « le droit à la vie est inhérent à la personne humaine. Il doit être protégé par la loi. Nul ne peut être arbitrairement privé de la vie ». On ne peut être plus clair ! Et bien, ce comité d’experts a réussi à inscrire deux paragraphes pour obliger les Etats à légaliser l’avortement et l’euthanasie !

Ce Comité tire donc un droit à la mort du droit à la vie ! Une position intenable que dénonce Claire de la Hougue, docteur en droit, sur généthique.org. : « Avoir le droit de mettre fin à la vie d’un enfant à naitre ou d’une personne malade ou âgée est contraire à l’intention de la Déclaration universelle des droits de l’homme. » Elle rappelle qu’avortement et euthanasie avaient été pratiqués à grande échelle par les nazis et que c’est contre cette idéologie mortifère que les Nations Unies ont été fondées, et ce Pacte des droits civils et politiques écrit.

Le Comité des droits des personnes handicapées, lui aussi des Nations unies, rappelle fort à propos que « les lois qui autorisent l’avortement en raison du handicap violent la Convention des droits des personnes handicapées ». Il a aussi pris position contre un prétendu « droit à l’euthanasie » car selon lui, « cela perpétue les idées reçues que les personnes gravement handicapées seraient plus heureuses mortes ». Sera-t-il entendu ?

Il y a peu, le Pape François dénonçait à nouveau la tendance eugénique à supprimer les enfants handicapés au nom de leur supposé malheur : « Beaucoup de personnes avec leurs fragilités, même graves, ont trouvé même en peinant, le chemin d’une vie bonne – dit-il- Comme d’un autre côté, beaucoup de personnes apparemment parfaites sont désespérées ». Et François d’appeler à l’accueil inconditionnel pour vivre ensemble l’expérience du bonheur durable, car dit-il « la réponse est l’amour ».

Philippe de Lachapelle sur Radio Notre Dame