Grands-parents et peu reconnus ?

Maddy : Avec mon mari, nous sommes grands-parents de 11 petits-enfants. L’un d’eux, Oscar, 8 ans est handicapé. Leurs parents sont épuisés et pourtant ils ne veulent pas nous le confier. Je souffre de cette situation.

Vous soucier de vos enfants, vouloir les soulager est tout à votre honneur.

Confier son enfant alors qu’il est fragile se fait doucement. Les parents peuvent avoir peur de déranger, de fatiguer, de générer de la pitié…Ils peuvent appréhender les conseils, les jugements ou les comparaisons avec les autres petits-enfants. Devenir parents d’un enfant handicapé bouscule la vie. Trouver un équilibre familial, dépasser la culpabilité que la société peut induire, demande du temps alors parfois il est plus simple de ne rien demander aux autres. Accepter de l’aide va être un vrai chemin.

Avez-vous pu demander à vos enfants ce qui les aiderait. L’enfant handicapé est-il la source de toutes leurs fatigues ? Peut-être aussi que d’autres tâches les épuisent (travail, démarches administratives, courses, repassage…). Pourriez-vous leur proposer un choix d’aides diverses afin qu’ils ne se sentent pas seulement parents d’un enfant handicapé.

Vous sentir si peu impliqués dans la vie de vos enfants et dans celle d’Oscar vous blesse. Venez en parler à la journée des grands-parents qu’organise l’OCH le samedi 3 février. Vous pourrez partager votre impuissance, vos questions, votre souffrance et vous enrichir des expériences des participants car c’est un « travail » subtil que d’être des grands-parents aimants, présents mais pas pesants d’un enfant handicapé.